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Comment bien choisir son récupérateur d’eau de pluie ?

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Économique, écologique et pratique, le récupérateur d’eau de pluie est l’indispensable de tous les jardins. Chaque année, 500 à 700 litres d’eau de pluie par mètre carré de toiture s’écoulent et se perdent. Pourquoi ne pas profiter de cette source gratuite ? Comment et pourquoi utiliser un récupérateur pour collecter l’eau pluviale ? On vous explique tout.

On n’y pense pas toujours, mais l’eau de pluie est une eau propre de bonne qualité qui peut facilement être récupérée et réutilisée pour arroser votre jardin ou remplir votre piscine. Pourquoi utiliser l’eau pluviale ? Car l’eau n’est pas disponible en quantité infinie. C’est une ressource qui se raréfie. Opter pour un récupérateur d’eau de pluie permet d’éviter le gaspillage d’eau et donc de réduire son empreinte carbone, tout en faisant des économies. Vous l’aurez compris, utiliser un récupérateur d’eau de pluie présente de nombreux atouts, notamment en cas de sécheresse. Toutefois, pour optimiser la collecte et l’usage de l’eau, il faut bien le choisir. Il existe deux types de récupérateurs d’eau de pluie : l’aérien et l’enterré. Pour savoir lequel choisir, il faut prendre en compte plusieurs paramètres et connaître les spécificités d’un récupérateur d’eau de pluie.

À quoi sert le récupérateur d’eau de pluie ?

Saviez-vous que presque la moitié de l’eau potable utilisée dans une maison peut être remplacée par une autre source que l’eau courante ? Le récupérateur d’eau de pluie est la solution. Il permet de consommer moins d’eau courante et donc de réduire sa facture. Un récupérateur d’eau de pluie est un récipient, plus ou moins grand, connecté à une gouttière. Il accueille l’eau de pluie qui s’écoule des toits. L’idée est de récupérer l’eau pluviale dans une cuve de stockage. L’eau récoltée peut être ensuite utilisée pour arroser les plantes, laver une voiture, alimenter un bassin ou même une machine à laver.

Un récupérateur d’eau de pluie présente de nombreux avantages :

  • Disponibilité : grâce au récupérateur, vous disposez d’eau potable constamment. Face à l’asséchement des nappes phréatiques, dans un contexte de réchauffement climatique, la collecte d’eau de pluie s’impose comme une solution simple en périodes de restriction de consommation d’eau. À l’inverse, en cas de fortes pluies, récupérer cette eau limite les inondations.
  • Économie : il s’agit également d’une option intéressante pour faire des économies et éviter le gaspillage. Selon l’ADEME, une personne consomme en moyenne 143 litres d’eau potable par jour. Seule 1 % de cette eau est bue. Utiliser l’eau de pluie récupérée pour des usages quotidiens permet donc de réduire la consommation d’eau du robinet et donc la facture à payer.
  • Praticité : le récupérateur d’eau de pluie est un système ingénieux nécessitant peu d’entretien et permettant de disposer d’une eau douce de bonne qualité.

Comment récupérer l’eau de pluie et la stocker ?

Vous souhaitez récupérer l’eau de pluie ? Il faut savoir que la capacité d’un récupérateur varie en fonction du modèle. Il peut aller de 200 à 10 000 litres. La méthode de récupération est simple : une cuve est reliée à la gouttière via un collecteur d’eau. Ainsi, l’eau qui tombe sur le toit s’écoule dans la gouttière en direction de la cuve.

Pour récupérer et stocker une eau propre et directement utilisable, certains dispositifs sont à ajouter, en plus de la simple cuve collectant l’eau, comme une grille de protection sur les gouttières pour éviter l’introduction de feuilles ou autres débris, ou encore un filtre pour purifier l’eau pluviale.

Enfin, la cuve de stockage de l’eau est à choisir judicieusement, en fonction du volume nécessaire et de la place dont vous disposez pour l’installer. Il existe différents types de récipients pour stocker l’eau de pluie :

  • aériens : posés sur le sol, en bas de la gouttière.
  • enterrés : le système est souterrain et donc invisible.
  • souples : ce type de récupérateur d’eau de pluie ressemble à une grande poche et s’installe sur le sol en extérieur.

Le bac à eau de pluie aérien

Solution la plus économique et la plus courante, le bac à eau de pluie hors sol est aussi le plus simple à mettre en place. Il suffit d’installer un récupérateur d’eau de pluie sous la descente de la gouttière, à l’extérieur de la maison. Attention, ce système est souvent inutilisable l’hiver, en période de gel. Il est donc adapté à un usage modéré destiné principalement à l’arrosage du jardin. C’est la solution idéale si vos besoins en eau sont inférieurs à 1 000 litres.

À savoir : un récupérateur d’eau de pluie de ce type peut être installé sur le balcon d’un appartement. Il faut, toutefois, avant l’installation, tenir compte de la charge maximale que peut supporter le balcon et faire une demande d’autorisation auprès du syndic de copropriété de votre immeuble.

Le récupérateur d’eau de pluie enterré

Plus complexe, mais aussi plus esthétique, car invisible, le système de récupération d’eau de pluie enterré nécessite des travaux de terrassement et l’installation d’un système de pompage. Cependant, ce dispositif offre des volumes de stockage plus importants, de 1 000 à 20 000 litres selon les modèles. Attention, toutefois, tous les terrains ne permettent pas d’installer un récupérateur d’eau pluviale enterré. Les cuves enterrées requièrent donc des travaux importants qui ont un coût relativement élevé. Ce coût est, toutefois, à relativiser en fonction des économies d’eau qui seront par la suite réalisées. En effet, ce dispositif est intéressant puisqu’il permet un usage domestique (chasse d’eau, machine à laver, etc.) de l’eau de pluie.

La citerne souple de collecte des eaux

Moins connu, ce système se développe de plus en plus. Il peut être posé au sol ou stocké sous une terrasse. Il représente une alternative au système enterré. Le principe est simple : la citerne est branchée à la descente de la gouttière via un filtre. Généralement, une pompe électrique est branchée dessus, mais il est également possible d’installer un robinet pour utiliser l’eau récoltée. Les volumes proposés sur le marché varient, de 50 à 30 000 litres. La citerne souple présente un atout majeur en comparaison du bac aérien simple : elle fonctionne toute l’année, même en période de gel. Le rapport qualité/prix est intéressant, mais peu esthétique et relativement encombrant.

Tableau récapitulatif

Pour choisir le récupérateur d’eau de pluie qui vous convient, il est essentiel de définir au préalable vos usages ainsi que le budget que vous souhaitez allouer.

Type de cuveVolumesUsagesPrixFacilité d’installation
Aérienne50-1.500 LUsage ponctuel et extérieurTrès facile
Enterrée1.000-20.000 LUsage régulier et domestique€€€Difficile
Souple50-30.000 LUsage ponctuel ou régulier
selon le volume et l’installation
€€Facile

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Informations utiles et légales à prendre en compte

L’installation d’un récupérateur d’eau de pluie n’est pas soumise à autorisation. Lorsque l’installation est raccordée au réseau d’assainissement collectif, il est obligatoire de faire une déclaration d’usage. Cette dernière doit être réalisée en mairie, auprès du service en charge de l’assainissement.Lien vers site Service public : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31481

La récupération d’eau de pluie peut être réalisée sur n’importe quel type de bâtiment (habitation, entrepôt, bâtiment professionnel, etc.). En revanche, certaines règles sont à respecter pour collecter l’eau en toute sécurité.

  • Une plaque signalétique comportant la mention « eau non potable », accompagnée d’un pictogramme, doit être installée à côté de chaque point de soutirage de l’eau de pluie et WC alimenté par l’eau de pluie. Cette plaque est disponible sur Internet ou dans les magasins de bricolage.
  • Les robinets des récupérateurs d’eau de pluie doivent disposer d’un système de verrouillage. L’ouverture du robinet doit se faire avec un outil spécifique. La réglementation interdit d’installer un robinet distribuant de l’eau de pluie à proximité d’un robinet d’eau potable dans une pièce (sauf cave, sous-sol et garage).
  • Si l’eau de pluie est utilisée à l’intérieur d’une habitation (usage domestique), il est obligatoire de tenir à jour un cahier d’entretien sanitaire comportant les informations relatives à l’entretien.

Comment choisir le volume d’eau pour sa cuve ?

Pour récupérer efficacement l’eau pluviale, il faut choisir un récupérateur d’eau de pluie adapté. Pour ce faire, il faut tenir compte de plusieurs critères :

  • Les usages prévus de l’eau récoltée
  • La surface collectable par le toit
  • La pluviométrie de votre région

Les usages prévus de l’eau récoltée

Pour connaître le volume d’eau nécessaire, il vous faut d’abord déterminer comment vous allez utiliser cette eau. En effet, plus vos usages sont diversifiés et nécessitent de grands volumes d’eau, plus le volume de votre récupérateur d’eau devra être important. Pour avoir une bonne idée du volume de la cuve qu’il vous faut, il suffit d’additionner les volumes de tous les usages que vous aurez de l’eau.

Type d’usageConsommation d’eau
Arrosage du jardin15-20 L/m²
Laver la voiture
au jet d’eau
à l’éponge
200 L
10 L
Faire une lessive au lave-linge45-110 L
Tirer la chasse d’eau5-10 L

La surface collectable par le toit

La surface collectable dépend de la configuration des bâtiments. En effet, selon la surface totale et le réseau de gouttières, la surface raccordée directement au récupérateur d’eau de pluie est variable. Une maison traditionnelle avec un toit en deux pans offre deux emplacements pour la collecte d’eau pluviale. Si l’habitation dispose de dépendances (garage, grange, etc.), les options sont plus nombreuses. Connaître la surface collectable permet de mieux calculer le volume d’eau collecté et donc de choisir une cuve adaptée.

La pluviométrie

Autre facteur à prendre en compte : la quantité d’eau qui tombe du ciel sur une période donnée. Selon les régions de France, cette quantité varie. Il faut donc connaître les précipitations moyennes de votre commune pour la période qui vous intéresse. En effet, si votre récupérateur d’eau est destiné à arroser le jardin en été, seules les précipitations estivales vont être nécessaires à votre calcul.

Formule pour calculer le potentiel de captation sur une période visée :
Surface de toiture (en m2) x pluviométrie (en mm) x coefficient de pertes = Volume d’eau pluviale récupéré (en L)

À noter : le volume de la cuve ne doit pas nécessairement correspondre au volume d’eau pluviale récupérable. Pour déterminer le volume idéal du récupérateur d’eau de pluie, il faut prendre le volume des usages.

Capacité du récupérateur = (volume des usages x durée de la réserve)/période visée

La matière de la cuve

Ce paramètre n’a aucune incidence sur la quantité et la qualité de l’eau collectée. En revanche, la cuve aura une durée de vie variable selon sa matière. Les citernes d’eau pluviale sont généralement fabriquées en plastique (polyéthylène), en béton ou en textiles souples. D’autres matières existent, mais sont moins répandues comme la fibre de verre par exemple. La matière de la cuve a toutefois une incidence sur le prix.

Quelles autres caractéristiques prendre en compte pour son récupérateur d’eau de pluie ?

Les caractéristiques techniques sont essentielles, mais ce n’est pas les seules. Avant de foncer tête baissée acheter un récupérateur d’eau de pluie, pensez votre projet de A à Z. Quel budget ? Comment l’intégrer dans le jardin ? Quelle durée de vie ? Ces questions sont aussi pertinentes et méritent qu’on s’y attarde.

Le prix

Aujourd’hui, il existe de nombreux modèles de récupérateur d’eau de pluie, plus ou moins esthétiques, mais pour tous les budgets. Le prix d’un récupérateur dépend surtout du type choisi. Comme évoqué plus haut, le budget n’est pas le même pour un récupérateur aérien et un récupérateur enterré. Le prix dépend donc du projet que vous envisagez.

L’insertion dans le paysage

Économique et écologique, mais pas très esthétique ! C’est souvent ce qu’on entend. Or, il existe des modèles design, modernes, en forme de pot de fleur ou d’amphore. Il y en a pour tous les goûts. Si vous optez pour un système de récupération d’eau aérien, pensez son intégration dans votre jardin. Il est tout à fait possible de la cacher derrière un coffrage en bois ou de jouer sur les couleurs pour qu’il se fonde dans le décor.

La garantie

Certains fabricants de récupérateurs proposent une garantie. Pour certaines installations, la durée de garantie peut aller jusuq’à 50 ans. Si une garantie n’est pas toujours nécessaire pour un récupérateur d’eau de pluie aérien, elle peut l’être si le dispositif est enterré. Il s’agit seulement d’un indicateur utile pour connaître la durée de vie de l’équipement.

Quels sont les accessoires liés au récupérateur d’eau de pluie ?

On appelle récupérateur d’eau de pluie le système complet permettant de collecter l’eau pluviale. Il est composé de plusieurs éléments indispensables à son bon fonctionnement :

  • La cuve de stockage de l’eau
  • Le collecteur de raccord qui relie la gouttière à la cuve de stockage
  • Le socle (souvent vendu séparément) qui permet de surélever la cuve de stockage et d’accéder au robinet.

D’autres accessoires sont également utiles et permettent de perfectionner le dispositif.

  • Les grilles (ou crapaudines) permettant de retenir les feuilles dans les gouttières
  • Les filtres pour améliorer la qualité de l’eau
  • Une pompe électrique pour obtenir de la pression lors de l’usage de l’eau
  • Une jauge permettant de connaître le niveau d’eau restant dans la cuve.
  • Un système d’arrosage fixe sur la citerne notamment pour un arrosage goutte à goutte.

Comment entretenir un bac récupérateur d’eau de pluie ?

Le secret de longévité d’un bac récupérateur d’eau de pluie réside dans la fréquence d’entretien. Pour éviter les odeurs et avoir une eau propre, il est recommandé d’effectuer un nettoyage de la cuve et du système deux fois par an. Plus régulièrement, retirez les éventuels débris végétaux et vérifiez que les gouttières sont en bon état.

À savoir : un récupérateur d’eau de pluie aérien doit être vidé complètement en hiver. C’est donc le moment idéal pour procéder à un grand nettoyage.

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